9/26/2012 02:44:00 AM

Frédéric Dith, online manager de Lomography France, dévoile ses adresses incontournables à Paris

Fred fait partie des gens que l'on aime côtoyer tous les jours tellement ce garçon est une source d'inspiration. Il cuisine, danse bien, dont le hip-hop (ses potes le surnomment "The Dancer" en intimité), et fait de très belles photos. Normal, il est online manager de Lomography - la fameuse marque d'appareil photo argentique. Et en plus, il est cool et fait du vélo... Un peu le cliché du hipster parisien, me direz vous. Et si on vous garantit que ce garçon est adorable, ouvert mais un poil timide (il n'ose pas shooter les gens dans les yeux...), vous allez nous croire ? Découvrez son interview et voyez par vous-même...

Zagat : Pourquoi la photographie ? 
C'est une bonne question... J'ai acheté mon premier appareil photo numérique juste avant de partir vivre à l'étranger, l'année de mes 18 ans. J'en voulais un tout bêtement pour garder des souvenirs de ce voyage. Aujourd'hui, je prends toujours des photos (mais en argentique seulement), et toujours dans le même but : je n'ai jamais cherché à faire de belles photos, mais juste pour garder des souvenirs de la vie de tous les jours. Je n'ai jamais suivi de formation pour devenir photographe, et je ne pense pas en faire mon métier un jour. Quoi qu'il se passe, ça restera un loisir, que j'espère pratiquer encore un bon bout de temps.

Zagat : Quelle est ta relation avec la nourriture ? D'où vient ton amour pour la cuisine ? 
Le fait d'aimer cuisiner joue pas mal dans ma relation avec la nourriture. J'ai une préférence pour les recettes très simples, que l'on peut préparer avec des choses que l'on trouve en supermarché. Cuisiner est moins compliqué qu'on ne le croit : une fois que l'on a, à peu près, compris comment cuire et assaisonner un produit, on peut vraiment faire beaucoup de choses, même avec des ingrédients basiques. J'ai grandi dans un foyer ou mes deux parents cuisinaient : cuisine cambodgienne pour mon père, et laotienne pour ma mère. Sans qu'ils ne m'aient jamais vraiment appris à cuisiner, j'ai pas mal traîné dans la cuisine familiale quand j'étais gosse, et je crois que mon amour pour la cuisine vient de là. Ça a vraiment du jouer, vu que ma petite soeur adore cuisiner aussi. Mais paradoxalement, je ne sais préparer que très peu de plats asiatiques...

Zagat : As-tu envie de devenir photographe culinaire un de ces jours ? 
La photo reste un loisir pour moi. J'ai énormément de respect pour tous les photographes professionnels, quelque soit leur domaine, et pour moi, la photographie culinaire est quelque chose de très technique, très précise, et je ne pense pas avoir cette discipline et cette rigueur, dans ma manière de prendre des photos... Après, si tu veux m'envoyer dans une capitale européenne pour faire des portraits de chefs dans leurs restaurants, ou si tu veux que je mène une enquête sur les influences de la street food à l'autre bout du monde, c'est une autre histoire (et je te dirais oui sans hésiter).

Zagat : Quels sont tes restaurants incontournables à Paris ? 
Rice and Fish (rue Greneta) sert des makis assez fous. La salle est minuscule, mais l'attente vaut le coup. Dans un registre plus classique, j'ai récemment découvert la Penderie (rue Etienne Marcel) qui propose des plats de bistrot classiques assez bien faits. Après, de manière générale, et quelque soit le restaurant, je vais toujours avoir tendance à préférer quelque chose de simple et bien fait, plutôt qu'un plat plus recherché, ou plus risqué en terme de saveurs ou de mélanges. Je vais toujours opter pour les plats un peu "rassurants" sur la carte.

Zagat : Prends-tu le temps d'aller faire les marchés le weekend ou fouiller aux rayons d'épicerie ? 
J'habite dans le nord du Marais, et je vais assez souvent au marché des Enfants Rouges, rue de Bretagne, pour les primeurs, mais aussi pour tous les petits restaurants qu'il héberge (japonais, italien, libanais, africain...). On a vraiment l'impression de sortir un peu de Paris en allant sur ce marché.

Zagat : Quelle est ta saveur préférée ? 
Je ne suis pas très difficile, j'aime à peu près toutes les cuisines. J'apprends à cuisiner avec des herbes depuis peu, et j'ai l'impression de redécouvrir certains parfums et certains ingrédients, je me rends compte que des choses comme la coriandre, la ciboulette ou le romarin peuvent te changer complètement un plat. Du coup j'apprends à apprécier toutes ces saveurs, dans ma cuisine, et surtout dans celle des autres.

Zagat : Un plat que tu adores mais que tu as trop honte d'avouer ? 
La quiche lorraine (ou "ouiche lorraine", comme disent les vrais). C'est un vrai truc de tous les jours qui n'a absolument rien de transcendant, et pourtant, je crois que c'est vraiment l'un de mes plats préférés. Peut-être à cause de son coté facile et un peu régressif.

Zagat : Quel est le plat que tu as fait qui a récolté le plus de succès ? 
Un risotto végétarien que j'ai préparé pour des amis qui m'hébergeaient, lorsque j'étais en vacances à New York. On n'était que quatre et je pensais en avoir fait beaucoup trop, mais à la fin du dîner, l'énorme casserole était vide...

Zagat : Quels sont tes projets pour l'avenir ? 
Continuer à prendre des photos, continuer à voyager le plus possible, et continuer à cuisiner, dans ma toute petite cuisine.

Zagat : Un dernier mot à nous dire ? 
Merci pour l'interview, c'est très flatteur !

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